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La Guadeloupe, Déesse aux Belles Eaux

C'est le 03 Novembre 1493 que Christophe COLOMB arbore La Guadeloupe, puis ses dépendances La Désirade, Marie-Galante, Les Saintes le 04 Novembre 1493.

Autrefois appelée "Île aux belles eaux" ou "Karukéra" par les Amérindiens Caraïbes, aujourd'hui elle tient son nom de la vierge "Santa Maria de Guadeloupe Estremadura".


Au XVIe siècle, après plusieurs tentatives, des étrangers débarquent en Guadeloupe pour la coloniser, mais aussitôt ils furent chassés ou décimés par les indigènes qui l'habite.

La "Compagnie des Îles d'Amérique" est alors fondée par Pierre Belain d'Esnambuc et l'Anglais Sir Warner pour réglementer la possession des îles par les nations.

Le 28 Juin 1635, c'est le début de la colonisation par les français qui débarquent à Pointe Allègre dans la commune de Sainte-Rose sous l'impulsion du Cardinal RICHELIEU.

En 1636, une guerre sans pitié éclate entre les Européens et les Caraïbes appelés "les sauvages" qui refusent "l'éducation" imposée par les colonisateurs. Certains Caraïbes s'enfuirent à la Dominique et les Amérindiens trouvent refuge au Nord et à l'Est de la Grande-Terre jusqu'à la fin du XIXe siècle.

Gouverneur de la Guadeloupe depuis 1643, Charles HOUËL rachète la Guadeloupe et ses dépendances le 04 Septembre 1649 à la "Compagnie des Îles d'Amérique" et fût nommé Marquis de Guadeloupe par Louis XIV.

 

Ainsi, arrivent les premiers esclaves africains en 1644 afin de répondre à un besoin important de main-d'oeuvre pour développer la culture de la canne à sucre.

Le 18 Octobre 1648, marque l'occupation définitive des Saintes par les Français.

Puis, le 08 Novembre, c'est l'île de Marie-Galante qu'ils occupent, suivie de Saint-Martin et Saint-Barthélémy qui seront successivement attaqués.


Des catastrophes naturelles ravagent l'île et ses plantations ce qui accentue l'exigence des maîtres d'esclaves devenus moins productifs. Menés par Jean LEBLANC et Pèdre, ces derniers se révoltent en 1656 contre les colons.

Ainsi, 1660 marque la signature du traité Franco-Anglo-Caraïbe.

En 1662, Louis XIII autorise la déportation d'esclaves africains vers les Antilles.

En 1664, Jean-Baptiste COLBERT rachète l'île à Charles HOUËL et par la suite, Claude FRANCOIS DU LION est nommé Gouverneur de la Guadeloupe.

En vue de régir l'esclavage dans les colonies françaises, un ensemble de textes juridiques, de règlements et de déclarations constitue le Code Noir promulgué par le Roi Louis XIV en Mars 1685.


A partir du XVIIIe siècle, c'est la course aux Gouverneurs qui se succèdent et la multiplication des insurrections des esclaves maltraités et affamés.

De plus, les nombreux ouragans, les maladies telle que la lèpre, découragent les habitants qui décident de quitter l'île.

La Guerre de Sept ans est déclarée en 1757 entre la France et la Grande-Bretagne.

Les britanniques s'emparent de l'île. Charles François Emmanuel NADEAU DU TREIL à ce moment Gouveneur, est condamné à être dégradé et emprisonné étant responsable de la perte de la Guadeloupe. Les britanniques gouverneront donc jusqu'en 1763 avant de restituer la Guadeloupe et la Martinique aux français.


En 1765, Jean-Baptiste DU BUC, martiniquais et premier député du Conseil Souverain pour les Antilles françaises, dénonce la première atteinte au système créé par Jean-Baptiste COLBERT. Par conséquent, les prochains gouverneurs ont eût comme instructions de suivre les recommandations du député DU BUC.

Cependant, le Gouvernement Royal interdit de ramener en France des noirs, des mûlatres, interdit aux noirs libres de s'habiller comme les européens, interdit de porter les titres de "Monsieur ou Madame", et offre une prime d'encouragement à la traite négrière de 1784 à 1792.

Ainsi, le 07 Juin 1784 une Assemblée Coloniale est créée dans chaque colonie des Antilles, et inévitablement en 1788 est créée "La Société des Amis des Noirs" ayant pour objet l'abolition de la traite et de l'esclavage .


Sous la Révolution française de 1789 se forme alors la première Assemblée Constituante française qui décrète que "les gens de couleurs, nés de pères et de mères libres, et ayant les qualités requises, jouiraient des droits des citoyens actifs et seraient admis comme les blancs, dans les assemblées paroissiales et coloniales".

 

Deux ans plus tard, l'Assemblée Constituante fit place à l'Assemblée Législative sous le règne de Louis XVI. La Guadeloupe et la Martinique, fidèles au monarque français, envoient en France leurs députés respectifs CLAIREFONTAINE et DU BUC pour soutenir la royauté lors de la Révolution. Mais, le 10 Août 1792 une journée révolutionnaire marquante contre l'Assemblée Nationale Législative consomme la chute de la mornarchie constitutionelle.

 

Néanmoins, les "îles du vent" déclarent la guerre à la France Républicaine les 10 et 13 Décembre 1792 suite à la déchéance de Louis XVI, exécuté en 1793.


La Convention Nationale qui gouverne la France de Septembre 1792 à Octobre 1795,  fonde aussitôt la Première République élue au suffrage universel masculin.

En 1793, le capitaine Jean-Baptiste Raymond DE LACROSSE est envoyé en Guadeloupe pour réprimer les révoltes des esclaves et fit dissoudre l'Assemblée Générale Coloniale en la remplaçant par une Assemblée Générale Extraordinaire. Il proclame officiellement la République.


Les "Libres de couleur" deviennent alors des citoyens à part entière.

L'article I de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen précise que "Les Hommes naissent et demeurent libres et égaux en dignité et en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune", et reconnait comme citoyen français les noirs exerçant un métier.


Le 04 Février 1794, la Convention Nationale vote l'Abolition de l'esclavage.

Toutefois, les forces armées britanniques débarquent au Gosier et tentent de prendre le contrôle de l'île après de nombreuses batailles sanglantes tout au long de l'année. Cette invasion fut soutenue par les grands propriétaires terriens ou planteurs qui  ne pouvaient concevoir la perte de leurs esclaves et de leurs privilèges.

Malgré tout, envoyé par la Convention Nationale, le commissaire Jean-Baptiste Victor HUGUES est chargé d'appliquer le décret du 04 Février 1794. Il proclame l'Abolition de l'esclavage dans tous les territoires français, et durant 4 ans, il gouverne la Guadeloupe qui, avec ses dépendances, devient un Département divisé en 27 cantons. Pointe-à-Pitre est donc nommé le chef-lieu.


En 1795, les troupes du Capitaine martiniquais Magloire PELAGE, et des commissaires LEBAS et GOYRAND restituent une partie de l'île de Saint-Martin à la Hollande et conservent la partie française.


En 1796, la Convention Nationale est remplaçée par le Directoire composé de 5 Directeurs chargés du pouvoir exécutif. Jean-Baptiste Victor HUGUES devient alors Agent du Directoire. Et sera remplaçé de force par le Général Edme Etienne Borne DESFOURNEAUX le 05 Juin 1798, qui lui-même sera succédé du Général Etienne MAYNAUD BIZEFRANC aussi destitué de ses fonctions 2 ans plus tard, car chacun donnera successivement trop de privilèges aux citoyens noirs.

En effet, le Directoire sera renversé en 1799 par le Gouvernement Consulaire qui est un régime politique autoritaire.

Ces changements réjouissent les émigrés de Guadeloupe rentrés en France et déclenche la colère de la population insulaire. A cette période, c'est la Quasi-guerre dans la mer des Antilles, jusqu'à la signature du Traité de Mortefontaine entre la France et les Etats-Unis le 30 Spetembre 1800.


Sous ordre du nouveau gouvernement en 1801, le Capitaine-Général Jean-Baptiste Raymond DE LACROSSE renvoyé en Guadeloupe et entre-temps devenu Contre-Amiral prône des valeurs différentes de celles qu'il avait en 1793. Il réduit les droits et les libertés de la population noire et métisse dans le but de rétablir le régime de l'esclavage et, promet aux émigrés blancs de récupérer leurs propriétés.

 

Sous le Premier Empire de Napoléon BONAPARTE, en Août 1801, à la mort du Général portugais Antoine DE BETHENCOURT militaire au service de la France, le Capitaine-Général Jean-Baptiste Raymond DE LACROSSE refuse sa succession au Général de brigade métisse Magloire PELAGE, un acte qui est à l'origine de la révolte de 1801 et qui se terminera par la reprise de l'esclavage.

Le 21 Octobre 1801, l'armée guadeloupéenne s'empare du pouvoir à Pointe-à-Pitre.

Plusieurs tentatives d'arrestations sont faites à l'encontre du Général de brigade Magloire PELAGE et des officiers noirs rebelles et insoumis dont Joseph IGNACE chef de bataillon et Pierre GEDEON, rejoint par Louis DELGRES. Les négociations n'aboutissent pas.

Par consèquent, au mois de Novembre le Capitaine-Général Jean-Baptiste Raymond DE LACROSSE est exilé de force à la Dominique rejoint par le Préfet Daniel LESCALLIER et le commissaire de justice COSTER.

Le Général Magloire PELAGE garde les commandes et crée un Conseil Provisoire sur avis des quartiers. Le 15 Novembre 1801, ce nouveau Gouvernement local exprime son attachement à la France.

 

En 1802, Napoléon BONAPARTE décide de maintenir l'esclavage et la traite des noirs conformément aux lois de 1789.

Le 16 Juillet 1802, le Général Antoine RICHEPANCE rétablit l'Esclavage sauf pour les anciens "Libres de couleur" avant 1789 qui perdront malgré tout leur citoyenneté. Soutenue au retour du Capitaine-Général Jean-Baptiste Raymond DE LACROSSE et du nouveau Général en chef de l'armée nommé Charles Catherin SERIZIAT, le Général Antoine RICHEPANCE fait arrêté le Général Magloire PELAGE, et l'utilise pour obtenir l'obéissance des troupes noires de Pointe-à-Pitre face aux soldats français.

 

De Basse-Terre, Louis DELGRES destitue les fonctionnaires blancs dont il n'est pas sûr. Il publie une déclaration ayant pour leitmotiv : "Vivre libre ou mourir" et demande aux soldats de déposer leurs armes ou de combattre à ses côtés.

 

Cette révolte conduit à l'emprisonnement du Capitaine-Général Jean-Baptiste Raymond DE LACROSSE puis à son retour définitif en France en 1803.

 

Après plusieurs journées et soirées d'humiliations, de luttes, d'attaques, d'assassinats, de tirs de canonnade, de coups de feux ... ce fût l'arrivée des femmes aux combats aussi courageuses que les hommes contrairement à d'anciens insurgés qui se sont ralliés aux bataillons français.

 

C'est une rébellion des plus terribles psychologiquement, et le 22 Mai Louis DELGRES et ses officiers décident de quitter le fort Saint-Charles où ils livraient bataille. Ils se divisèrent en 2 groupes, l'un mené par Louis DELGRES lui-même en direction de Matouba, et l'autre groupe mené par Joseph IGNACE en direction de Dolé.

Poursuivis par les troupes du Général Magloire PELAGE et du Général Jacques-Nicolas GOBERT, Joseph IGNACE se retrouve à Petit-Bourg pour regagner Pointe-à-Pitre. Mais le 24 Mai, pendant que lui et ses hommes se retranchent à Baimbridge, les noires qui sont à Basse-Terre sont victimes d'actes de violences pour avoir soutenus l'insurrection. Joseph IGNACE est retrouvé puis assassiné; au total on dénombre 675 morts et 250 prisionniers soient 100 exécutés sur la Place de la Victoire et 150 fusillés à Fouillole.

Ensuite le 28 Mai, le Général Antoine RICHEPANCE lance l'assaut contre la troupe de Louis DELGRES, qui retranchée à Matouba, combat jusqu'au bout. Mais, se sachant condamné, Louis DELGRES préféra l'honneur du suicide en faisant exploser l'Habitation Danglemont où il se trouvait avec hommes, femmes et enfants.

 

Parmis les insurgés, l'Histoire retient :

Les noirs : Le Captitaine PALERME. Le Lieutenant Victor DAUPHIN. Le Capitaine Doria (Fils). Jean-Louis MENTOR.

Les câpres : Magloire PELAGE.

Les mulâtres : Le Capitaine Jospeh IGNACE. Le Capitaine Pierre GEDEON. François-Mondésir GRIPPON. Jean-Charles Paul-Régis ACQUARD. Louis CABANIS. Eugène CAUDOU. Joseph-Victor-Côme CORNEILLE. Louis COUPRIE. Louis ISSERIS. NICOLO. Louis PLET. Henry SABES. Marthe-Rose dîte TOTO. SOLITUDE.

Les métisses : Louis DELGRES. Pierre-Louis BERNIER. Noël CORBET. Pierre DANOIS. Jacques JACQUET. Le Capitaine MASSOTEAU. PRUDHOMME.

Les blancs : Alexandre KIRWAN. Adjudant MONNERAU. Hyppolite FRASANS. Le Capitaine Pierre PIAUD.

 

Magloire PELAGE, Hyppolite FRASANS et Joseph-Victor-Côme CORNEILLE seront libérés le 26 Novembre 1803 en France.

 

Le 14 Mai 1803, le nouveau Capitaine-Général Jean Auguste ERNOUF promulgue officiellement le rétablissement de l'esclavage acté le 16 Juillet 1802 et annula toutes les dettes des colons qui avaient récupérer leurs propriétés.

Au fil des années, la population esclave passe à 122 895 personnes.

 

Entre 1807 et 1809, de nombreuses attaques des britanniques s'opèrent dans les îles de la Désirade, Marie-Galante, les Saintes et Saint-Bathélémy qu'ils tentent d' accaparer.

En 1810, c'est en Guadeloupe que les britanniques débarquent, guidés par les colons français et les planteurs békés appelés "blancs créoles" à qui ils donnent le contrôle.

Le 06 Février le Capitaine-Général Jean Auguste ERNOUF capitule face au Royaume-Uni.


A partir de 1813, la 6ème coalition (Royaume-Uni de la Grande-Bretagne et d'Irlande, le Portugal, la Russie, l'Allemagne, l'Autriche et la Suède) offre la Guadeloupe à la Suède en guise de remerciement de leur soutient durant les guerres napoléoniennes, mais l'île redevient française suite au Traité de Paris du 30 Mai 1814 qui fixe les frontières de la France après la défaite de Napoléon 1er face au Royaume-Uni.

 

De retour à la souverainté monarchique sous les règnes de Louis XVIII et Charles X, à la Restauration le Comté de Linois est nommé Gouverneur de la Guadeloupe.

En 1815, le Roi Louis XVIII rétablit la Charte constitutionnelle de 1789 qui stipule que "les colonies sont régies par des lois et des règlements particuliers".

Puis le 08 Février, c'est la signature de l'abolition de la traite des esclaves car remise en cause comme étant "contraire aux principes d'humanité et de morale universelle".

 

L'île se divise alors entre le parti Royal de Louis XVIII, le parti des Colons européens et britannique, et le régime monarchique impérial le Bonapartisme inspiré des actions de Napoléon Ier.


Juin 1815, est le mois des confrontations et des résistances. Napoléon Ier ayant décrété l'abolition de l'esclavage durant les "Cent-jours", celle-ci sera confirmée par le Traité de Paris du 20 Novembre 1815, mais ne sera pas réellement appliquée car en 1819, une ordonnance royale interdit aux noirs de porter des chaussures par exemple.

 

Le 10 Août 1815, la Guadeloupe est de nouveau envahit par les britanniques et sera rendue à la France en 1816 par le Congrès de Vienne qui signe les conditions de la paix et tente d'établir un nouvel ordre pacifique, la libre circulation navale, l'abolition de la traite des noirs et la mise en avant de la neutralité de la Suisse.

La situation agricole de la Guadeloupe en 1818 présente principalement les récoltes de la Canne à sucre, du Café, du Cacao, du Coton, et l'agriculture vivrière.


Les Gouverneurs de la Guadeloupe se succèdent et le Roi Louis XVIII meurt le 16 Septembre 1824. Charles X dit "Le Bien-aimé" le remplaçe sur le trône jusqu'au jour où il est renversé en Juillet 1830 par une nouvelle révolution "Les Trois Glorieuses" qui l'oblige à s'exiler.

Son cousin Louis-Philippe 1er, devient alors Roi des Français.

Le 02 Novembre 1830, l'affranchissement des "gens de couleur libres" est promulgué.

Ainsi, les règlements qui leur ôtaient des droits en tant que citoyens sont abolit.

Par la suite, une loi déclare que tous les noirs qui seraient retrouvés à brod d'un bateau négrier devraient être relâchés; et une autre loi simplifie les formalités pour l'affranchissement des esclaves libérés en leur donnant des noms et des prénoms.

Plus de mutilations, plus de marquages au fer rouge sur le corps nu des esclaves des colonies qui sont désormais recensés.


Le 18 Juillet 1845, le  projet de loi du 14 Mai 1844 est adopté et attribue aux Tribunaux "les manquements aux soins, à l'entretien, la consommation de violence et de cruauté envers les esclaves ...".


A partir de 1848, c'est la fin de la Monarchie de Juillet.

Après une longue lutte, Victor SCHOELCHER contribue à faire adopter et signer le 2ème décret sur l'abolition de l'esclavage dans les colonies le 27 Avril 1848; par conséquent "nulle terre française ne peut porter d'esclaves".

Sous la tension sociale, le Gouverneur en place Marie Jean-François LAYRLE proclame l'aboliton de l'esclavage le 27 Mai 1848 en Guadeloupe appliquable immédiatement.

Et le 10 Décembre 1848, Charles Louis-Napoléon BONAPARTE "Napoléon III" est élu premier Président de la République française.

En 1849, c'est la grande discorde à l'Habitation Pirogue de Marie-Galante concernant les élections Législatives qui seront finalement annulés.


Le 04 Septembre 1870, la IIIe République est proclamée. Ce régime politique s'impose jusqu'en 1940.

 

Pierre Alexandre Ildefonse ISAAC est un administrateur et homme politique français et est le 1er guadeloupéen Directeur de l'intérieur nommé en 1879.

Il favorise la construstion du Lycée de la Guadeloupe rebaptisé "Lycée Carnot" et la construction d'écoles primaires et prône l'enseignement qui sera obligatoire dès 1882.

 

Le 02 Octobre 1881, Gaston GERVILLE-REACHE et Gaston SARLAT sont élus Députés de la Guadeloupe.

En 1898, Hégésippe Jean LEGITIMUS fut le premier Député noir à siéger à l'Assemblée Parlementaire.

 

Lors de la 1ère Guerre Mondiale de 1914 à 1918, les Antillais sont envoyés dans les tranchées en métropole afin de combattre sur les fronts européens.

Félix EBOUE, Gouverneur de la Guadeloupe, est le premier noir nommé par le Front Populaire à la gouvernance d'une colonie française.

 

Pendant la 2nd Guerre Mondiale de 1939 à 1945, Constant SORIN est nommé nouveau Gouverneur de l'île qui va subir une période très difficile de 1940 à 1943.

Pour la population, "An tan Sorin" symbolise la misère. Les produits alimentaires ne sont plus importés car il prône l' "Effort guadeloupéen" pour développer les productions locales. Ainsi, il lance un appel aux agricuteurs et industriels pour une prise de conscience sur la dépendance à l'importation dans la colonie. Mais l'île sera

vite rattrapée par la pénurie et les maladies suite aux privations.

 

Après la 2nd Guerre Mondiale, avec le concours du jeune député martiniquais Aimé CESAIRE, lors de la départementalisation obtenue en 1946, la Guadeloupe devient un Département français d'Outre-Mer (D.O.M) le 19 Mars. Ainsi, cette mesure favorise le développement économique et social des Antilles étant sous l'emprise des Békés et de l'Empire colonial français. Désormais, ces territoires seront administrés par des Préfets dépendants du Ministère de l'Intérieur.

 

Le Bureau pour le développement des Migrations dans les Départements d'Outre-Mer ou BUMIDOM est un organisme qui va permettre aux Antillais de voyager vers la France pour faire face à la surpopulation en 1963. Il a également pour mission de faciliter l'accès à l'information des migrants en cas de mutation professionnelle, de rapprocher les familles ou même de préparer les départs au service militaire.

 

Dans le même moment, une aspiration à l'indépendance sème le trouble. Le Groupe d'Organisation National de Guadeloupe, le GONG est mené par des étudiants guadeloupéens en métropole parallèlement à la décolonisation notamment.


En Mai 1967, c'est le soulèvement de nombreux évènements citons l'agression raciste d'un cordonnier noir à Basse-Terre, mais également les grèves menées par les ouvriers suite aux refus d'une augmentation de salaire de 2% et aux échecs des négociations menées entre Syndicat et Patronat. La situation dégénère entre la foule face aux C.R.S qui font feux et procèdent à plusieurs arrestations. On dénombre 87 personnes tuées dont le militant Jacques NESTOR du G.O.N.G.

La loi de décentralisation est adoptée en 1982 créant "La Région de la Guadeloupe" devenue donc, avec ses dépendances, une des 4 autres départements et régions d'Outre-Mer : la Martinique, la Guyane, la Réunion et Mayotte. Ainsi, le Conseil Régional est créé en 1983.


Le 30 Octobre 1984 éclate l'affaire FAISANS. En effet, Georges FAISANS alors Professeur, ampute violemment l'un de ses collègues prétextant qu'il a donné "un coup de pied colonial" à un élève. Il s'ensuit une période d'attentats organisés par des militants indépendantistes citons les "Nuits Bleues".

Le 27 Mai 1998, l'île commémore les 150 ans de l'abolition de l'esclavage et 8 ans plus tard, la traite et l'esclavage sont reconnus comme crime contre l'humanité.

 

Récemment, le 20 Janvier 2009 c'est le début d'une longue grève générale illimitée qui mobilise toute l'île durant 3 mois de marche, de lutte et de négociations. Ce mouvement est mené de front par le Liyannaj Kont Pwofitasyon - L.K.P qui est un collectif d'organisations syndicales, associations, politiques et culturelles qui dénoncent l'exploitation et protestent contre la vie chère en Guadeloupe. Lors de ces évènements, le syndicaliste Jacques BINO est assassiné.